"Peut-être que je ne réussirai jamais à écrire de roman. Je suis juste une de ces filles naïves et stupides qui grouillent un peu partout, ces filles complètement narcissiques à la poursuite de rêves qu'elles n'ont aucune chance de voir se réaliser"

"Peut-être que je ne réussirai jamais à écrire de roman. Je suis juste une de ces filles naïves et stupides  qui grouillent un peu partout, ces filles complètement narcissiques à la poursuite de rêves  qu'elles n'ont aucune chance de voir se réaliser"
Image : Audrey Kitching

Il va falloir se mettre dans la tête que cette année, c'est l'année du sérieux et du travail (ah ! de l'urticaire, je ne comprends pas ! ...). En mode lunettes et nolife, sur son bureau, à rédiger une dissertation du tonnerre en droit des contrats spéciaux, accompagnée d'une peau en manque d'oxygène (ça déjà, merci hormones à la con qui ont un fonctionnement indépendant de toute logique) et de cernes dignes d'un maquillage de Kiss . Oui, enfin, il faudrait peut-être dégager le bureau des milliers de papiers qui l'innondent, des magazines pas vraiment intellectuels et des jeux de DS. Hmm. Du progrès. Mais il faut bien. La lettre que je viens de recevoir me remet un coup de fouet : "Pour l'option Droit civil, samedi 18 octobre à 8H30". Aaahhhhh ! Ils veulent déjà m'achever, c'est génial. Mais je lutterai, tels les Spartiates face aux Grecs. Ahouuu ! Ahoouu ! (note : oublier qu'ils meurent tous à la fin).

Cette année, le deuxième mot d'ordre est également l'économie. Oui, vous savez le pouvoir d'achat, tout ça, les émissions et les magazines qui vous rappellent bien que oui, vous êtes pauvres, mais vous allez voir, je vais vous concocter des petits bigoudis en rouleau de PQ dont vous me direz des nouvelles (non, on veux juste savoir comment nourrir son gosse en fin de mois, ste plait). Il faut en effet intégrer que je ne suis pas Crésus, et que je ne peux donc pas dépenser 30 à 50 euros chaque week-end pour me payer une soirée à Saint Michel. Oui parce que pour moi le découvert n'est qu'une information. C'est donc dans cette optique que je rameute le socle de ma vie sociale ce soir, chez moi. Oui j'ai foutu ma mère dehors. Et oui, je m'en contrefiche de la Nuit Blanche. Les plans galères, c'est rarement mon truc. Et ça sent le plan galère, je ne sais pas pourquoi. (peut-être parce que quand on permet plus de choses aux gens, ils ne savent pas se tenir ?).

Et je l'avoue, cette année, mon agoraphobie imaginaire va s'accentuer du fait de l'entassement des élèves dans un amphi bien trop petit pour nous contenir tous. Parce que, lutter pour avoir des places assises pour ne pas finir sur les marches, ça commence à me courir sévère sur le haricot. Heureusement, on s'en sort toujours, mais cet oppressement pourra entraîner de malheureux évènements (Ex : meurtre). Je vais nous faire de la place efficacement, vous allez voir, ça va être vite fait. Pourquoi s'encombrer de fioritures quand les choses peuvent être simple ?

Comme l'existence est claire quand les objectifs sont clarifiés ! Je vais finir noyer sous les devoirs, une mine à faire peur, sans amis, névrosée et en prison. Mais me voilà avec une perspective d'Avenir.
J'aime pas l'Avenir. Je sais pas qui sait, personne n'arrive à me le dire, mais il commence vraiment à me faire chier. Si vous avez un portrait robot, faites le circuler, et je change de trottoir !

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[x] Foule sentimentale - Alain Souchon
[x] Poison Prince - Amy MacDonald
[x] Just Lose It - Eminem
[x] Madeleine Bas-de-laine - Tété
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# Posté le samedi 04 octobre 2008 07:39

"Hey Sister It's really really nice to meet ya"

"Hey Sister It's really really nice to meet ya"
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Image : Stina Persson

Si je pouvais restituer dans le moindre détail les rêves que je fais durant la nuit, je pense que je pourrais être l'un des écrivains qui vendrait le plus de best seller. Certes, ce n'est pas forcément un gage de qualité, prenez le comme vous le voulez. En tout cas, l'imagination que je libère pendant la nuit est si impressionnante que je m'étonne moir même. Entre histoire d'espionnage et fantastique, je n'aurais plus qu'à choisir. Et s'il y a bien une chose qui m'exaspère, c'est de sentir cette richesse m'échapper au fur et à mesure que mes paupières s'ouvrent. Je voudrais bien les retenir, mais c'est qu'ils ne se laissent pas faire les petits saligauts. Alors la réalité reprend le dessus, et cette imagination qui m'est si chère se laisse doucement écraser. Elle disparait irrémédiablement, en te laisse le goût amer qu'est cette sensation de liberté. Je souhaite juste travailler assez pour pouvoir renouer avec cette imagination les yeux bien ouverts, pour vaincre cette réalité féroce et bien trop cruelle pour mon esprit si rêveur.


oOo


Eh bien non, Anaïs, je n'ai pas réussi à échapper à la vague de microbes qu'entraine forcément ce temps particulièrement indécis et la surchaffe qui règne dans les amphis (surtout quand tu es les uns sur les autres ; la chaleur humaine est un phénomène bien inutile compte tenu de ce que les gens en font). J'ai donc fini avec une gorge encombrée (vous savez la fille relou qui s'étouffe au fond ? bah c'est moi !) et une consommation de mouchoirs quasiment inhumaine. Compte tenu de mon obstination à rester une toxicomane, je sortais quand même fumer mes cigarettes, quitte à avoir la gorge en feu durant le reste du cours. Ah bravo !
Que vous dire sinon que le semestre s'annonce de plus en plus chaudard, que Flo et moi avons envie que d'une chose, c'est prendre un sac à dos et faire le tour de l'Italie, et qu'il y a tellement de vêtements que je veux m'acheter que je n'ai plus qu'à me vendre, ahahah.

oOo


Malgré tout, mon moral tient le coup. Les évènements qui peuvent survenir nous rappellent toujours que la meilleure chose à faire, c'est de continuer, sans être entrainé par une peur inutile dans un égarement stérile. Les réminiscences de certaines douleurs me montrent à quel point j'ai pu être forte, et où je suis arrivée. Ces douleurs, bien que toujours présentes, quelque part, deviennent un moteur. Peut-être pour s'en éloigner le plus possible, pour les oublier, jusqu'à ce qu'elles ne se transforment qu'en une particule infime de notre être. Même si ce n'est qu'une illusion, elle me pousse, et lorsqu'elle disparait, même si la tristesse est là, elle est toujours un peu plus douce. C'est une tristesse qui fait partie de moi, avec ses regrets irrémédiables qu'on ne peut que contempler. Puis on reprend la route, et le manège recommence.

J'ai décidé que cette année, je n'échouerai pas. J'irai là où je veux être, peu importe les efforts à fournir. Peut-être que la chute sera d'autant plus dure. Mais la détermination qui m'habite jour après jour est une lueur nouvelle, et si rassurante.

Espérons que "quand on veut, on peut".

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[x] Quitte à t'aimer - Hocus Pocus
[x] Machistador - M
[x] Impact avec le diable - Mc Solaar
[x] My Favorite Game - The Cardigans

# Posté le mardi 30 septembre 2008 18:27

Cette année sera celle de l'espérance.

Cette année sera celle de l'espérance.

# Posté le mardi 16 septembre 2008 16:46

L'autre nuit, j'ai découvert Radiohead. Image : Annette Marnat

L'autre nuit, j'ai découvert Radiohead. Image : Annette Marnat
Tandis que je mange mes nouilles japonaises instantanées en écoutant la BO de Juno (♥), je ressasse cette première journée de cours depuis presque 3 mois. On peut dire ce qu'on veut, moi aussi j'aime les vacances, mais comment voulez-vous que je sois opérationnelle rapidement si j'ai le temps d'oublier tout ce que j'ai essayé d'ingurgiter durant une année (ou plutôt, durant les deux semaines précédant les rattrapages) ? Non, je vous le dis le système me court-circuite.
Découverte, donc, de l'univers de 3ème année. L'année de licence. Vous savez, à la fin, vous avez un diplôme qui est censé dire que vous pouvez vous considérer un minimum compétent en droit. Alors que tu as l'impression d'être aussi inutile qu'en début de première année. Mais bon, peu importe, tu fais pas chier, tu le prends.
Même environnement, le même amphi, la même place, pas trop loin de la prise pour pouvoir recharger la batterie. Par contre invasion : les deux promos réunies, ça fait un bazar pas possible. Et comme l'instance dirigeante nous a sous-estimé, les derniers arrivés se trouvent à occuper des chaises prises dans des salles de classes ou les marches des escarliers. Belle organisation. Ca promet d'être folklo cette année encore.
L'approche du droit des contrats spéciaux me rassure --- mais bien sûr, on attaque dur demain, à 8h30, avec Liberté publique.
Liberté publique .... Certes, c'est un bien grand mot. Mais connaissant ce genre de dénomination énigmatique et un peu pompeuse, moi je vous le dis, ça sent pas bon du tout. D'abord c'est du droit public (erk), et le nom nébuleux suppose de même pour l'enseignement (re erk). En somme, ça sent l'envie de prendre sa couette pour continuer à dormir dans le fond de l'amphi.
Bon point pour demain : je vais chez le coiffeur. Je vais pouvoir raffraichir cette tignasse mal colorée et trop longue. En espérant que j'obtienne ce que je veux. J'avoue avoir une phobie des coiffeurs. Pitié priez pour moi ...


Un débit de paroles tout ce qu'il y a de plus inintéressant, je vous l'accorde. Que rajouter d'autre mis à part que je fais encore 13 fautes au code, que j'adore mes nouvelles salomés même si le choc a été rude, après un été en spartiates, que j'ai acheté "Paris" sans avoir encore eu le temps de le regarder, que je souhaite un jour voir M.Darcy m'apparaître dans l'aube desles plaines anglaises [x], et je voudrais trouver un moyen de me dédoubler.
Vous serez obligés de vous en contenter.
Tchô.

# Posté le mardi 16 septembre 2008 16:24